Annuaire des savoir-faire vivriers, low-tech, régénératifs, créatifs et solidaires, en Périgord Vert-Limousin et alentours. Les initiatives biodiverses qui font écosystème
La pompe verte
C’est quoi la pompe verte ? En savoir plus

C’est quoi la pompe verte ? En savoir plus

C’est quoi la pompe verte ?

La pompe verte est un outil de recensement, de mise en relation et d’information. Elle s’intéresse spécifiquement aux initiatives de basses-technologies (low-tech), vivrières, régénératives, créatives et solidaires, situées dans le Périgord Vert-Limousin.

Le Périgord Vert-Limousin, c’est la biorégion rurale et forestière se situant au centre du triangle Limoges – Périgueux – Angoulême ET éloignée de ces agglomérations. Elle est à cheval sur 8 communautés de communes, 3 départements, et recoupe partiellement le Parc Naturel Régional du Périgord Limousin. Cela représente environ 50000 habitants. Le Périgord Vert-Limousin est une biorégion de fait car d’une part, les paysages, la faune et la flore, les rivières, la géologie, préexistent aux découpages administratifs, et d’autre part, les initiatives locales de transitions, foisonnantes, préexistent à la Pompe Verte.

Pourquoi une pompe et pas une fusée ? La pompe fournit de l’eau, bien commun indispensable à la vie. La pompe est basse-technologie ; solide, elle est réparable à l’infini. Autonome, elle ne requiert pas d’énergie ou réseau externe complexe et fragile. Disponible dans l’espace public, elle s’offre généreusement à tous sans exception. La pompe interroge le sens de la vie ; pourquoi toujours pomper ? La pompe interroge l’existence de limites ; jusqu’où pomper ?

La pompe verte fait prendre conscience et donne à voir que les initiatives diverses (biodiverses), font système (écosystème).

C’est qui les Shadoks du monde d’après ?

Les Shadoks recensés dans l’annuaire de la Pompe Verte sont des acteurs installés dans le Périgord Vert-Limousin et alentour, individuels ou collectifs, amateurs ou professionnels. (« Les shadoks » sont une série télévisée des années 60/70. L’activité principale des personnages consiste à construire des machines absurdes. Et à pomper. Un épisode ici.)

Ils se reconnaissent dans la déclaration d’intention du Gco (le Gco est un collectif des transitions citoyennes, qui par ailleurs héberge gentiment le site de la pompe verte) et s’intéressent aux notions de transitions, de décroissance, de soutenabilité, de convivialité technologique, d’autonomie, de résilience et robustesse… Ils partagent une certaine intuition de l’époque actuelle (Cf plus loin : Perspectives, inspirations, questionnements et déterminations)

Au-delà du Périgord Vert-Limousin, ils héritent d’un mouvement plus large parmi lequel voici quelques sources d’inspiration : Low-tech lab. Racines de résilience. Syndicat de la Montagne limousine. L’Archipel du vivant. Le réseau des tempêtes, Institut Momentum, Société Ecologique du Post-Urbain

L’expression « monde d’après » a été très utilisée lors des confinements de la pandémie de covid-19 ; elle évoquait l’idée que le monde basculait, que rien ne serait plus comme avant, qu’on allait dorénavant bâtir un monde plus raisonnable. Et puis le monde a repris sa course folle et destructrice… Mais qui sait ? L’Histoire retiendra peut-être quand même cette pandémie comme un point de bascule.


Perspectives, inspirations, questionnements et déterminations

Economie vivrière & survie post-urbaine

Nous partons du constat de la non-soutenabilité des mégalopoles et des prémices d’un exode urbain. Comment aider les populations « post-urbaines » à acquérir les bases des savoir-faire vivriers ? Comment bâtir des autonomies collectives?

Potager, petit élevage, verger, sylviculture. Dans un contexte de dégradations écologiques majeures, comment restaurer les terres sans intrants, sans labours, sans monoculture ? Dans ces conditions, est-il possible d’améliorer le rendement de la force de travail par rapport à la période d’avant mécanisation afin de maintenir des standards corrects de droits humains ?

Savoir-faire & descente technologique

Nous partons du constat d’une déplétion des rendements énergétiques et d’une réduction de la viabilité des hautes technologies. Comment développer une culture des technologies adéquates, basses-technologies, traditionnelles ou innovantes, et du recyclage ?

Dans un contexte de quête de sens, comment mettre au goût du jour une voie d’émancipation par les travaux manuels, la transmission des savoir-faire, la créativité et l’invention ?

Solidarité & résistance au monde d’avant

Nous partons du constat que les classes dominantes, confrontées à une baisse tendancielle des rendements de leurs actifs, se jettent à corps perdu dans un accroissement des prédations envers la nature et les humains. Comment endiguer leurs délires suicidaires avant qu’ils n’embarquent irrémédiablement dans leur gouffre l’humanité et ce qui reste de vivant ?

Dans un contexte social d’explosion des inégalités et de réémergence de la misère, comment accroître les entraides concrètes comme base arrière de résistances opérationnelles ?

Autonomie & construction culturelle

Nous partons du constat d’une instabilité politique et de pressions autoritaires accrues pour le contrôle des biens, des corps et des esprits. Comment construire localement avec un maximum d’alliés, une contre-culture de l’égalité, de la collégialité, de la coopération, de la simplicité, de la paix ?

Dans un contexte de dislocation sociale et institutionnelle, des collectifs produisent, diffusent et incarnent concrètement un monde d’après plus humain, plus soutenable, plus démocratique, et plus joyeux. Comment mettre en place des outils de collectes autonomes, pour leur donner des moyens de subsistance et d’influence suffisants, et former durablement sur le territoire une hégémonie culturelle désirable ?


Qui gère la pompe verte ?

Comment c’est géré ?

  • La pompe verte est une association de fait.
  • Nous sommes bénévoles et souhaitons développer un petit groupe de travail pour développer, au-delà de l’annuaire et de la promotion des techniques low-tech et vivrières et des initiatives créatives et solidaires, la mise en réseau des acteurs alternatifs du Périgord Vert-Limousin.
  • En terme d’objectifs et d’actions, la Pompe Verte veille à éviter de faire ce que d’autres font déjà.
  • Pour nous cantonner au seul objectif de la mise en réseau des initiatives diverses, pour garantir une indépendance d’action, pour éviter les écueils bureaucratiques, la Pompe Verte ne bénéficie d’aucune subvention, n’a pas d’infrastructure, et ne salarie personne. En terme de ressources et moyens, la Pompe Verte s’appuie plutôt sur les ressources des shadoks.
  • En terme de gouvernance, par principe, chaque shadok a son mot à dire sur les objectifs et le fonctionnement de la Pompe Verte. En phase de démarrage, un groupe de coordination est formé par cooptation et demandes expresses. Les modalités sont amenées à évoluer et se préciser.
  • Pour les prises de décisions la Pompe Verte privilégie les process de consentement issus de la sociocratie. Les modalités sont amenées à évoluer et se préciser.
  • L’annuaire est non-lucratif, sans pub ni abonnement. Son unique but est de mettre en valeur et stimuler une dynamique locale soutenable.

Points d’étapes

  • Nous avons créé l’annuaire de la Pompe verte fin 2023 parce que nous trouvions qu’un tel annuaire manquait sur le territoire en complément du crieur.
  • De décembre 2023 à avril 2024, nous avons communiqué avec différents acteurs identifiés pour leur suggérer une inscription. Une trentaine s’est inscrit. En mai et juin 2024, nous avons inscrit nous même un certain nombre d’autres acteurs en les prévenant (uniquement des acteurs publiant sur le crieur, disposant d’un site internet ou page facebook publics, et bien sûr cohérents avec les valeurs, objectifs et limitations de la Pompe Verte)
  • Lors de l’été 2024, un dossier de réflexion a été publié sur le crieur de façon feuilletonnée. A l’issue une dizaine de personnes ont esquissé des pistes d’action. Voici le document. A l’automne 2024, nous avons interrogé toutes les personnes ou organisations inscrites pour solliciter des suggestions, avis, critiques… Voici les résultats de l’enquête.
  • En février 2025. Nous avons lancé la liste de diffusion entre collectifs « collectifsPVL ». Le 30 mars 2025, nous avons organisé une première rencontre des collectifs. Le 5 octobre 2025, nous avons organisé la première rencontre annuelle des collectifs. Plus de détails sur cette page.

Projets

  • Pour donner à tous·tes une vision d’ensemble à l’échelle du « Périgord Vert-Limousin », initier un sentiment d’appartenance commun, nous aimerions continuer de soutenir l’idée d’une rencontre annuelle ou bisannuelle de tous les collectifs.
  • Pour favoriser les échanges et collaborations entre collectifs, nous aimerions développer un forum en complément de la liste de diffusion.